COMPTE RENDU DE VISITE DE TERRAIN
le 17 / 12 / 2013

Avec :
Monique Montel, Roland Mousquès, Jean Poinsignon, Pascale Filliau
(membres de l’association du moulin Bonijol de Figeirolles)
et Brigitte Mathieu du Parc national des Cévennes

Objet : Visite du moulin de Bonijol et perspectives de partenariat avec le Parc national des Cévennes


         En préambule à la visite, Roland Mousquès explique à quel point l’association pour le moulin de Bonijol est un réel lien social dans le hameau de Figeirolles.

Statut - Le moulin est une donation privée faite à l’association par Mme Montel. Si l’association devait se dissoudre, le moulin reviendrait à la mairie ou à une association similaire.

Travaux - Des travaux de restauration ont eu lieu et réalisés entièrement par des artisans de l’association ABPS, soit de façon bénévole, soit rémunérée, soit sous forme de stage (y compris des stages de construction à pierre sèche pour les femmes)

Une très grande partie de ce patrimoine lié au moulin a été restaurée : gourgue, béal, moulin lui-même. Tout le dispositif intérieur a été refait dans les règles de l’art : les meules, la roue à aube verticale, les engrenages, les arrivées d’eau etc. Des photos prises en rapproché de chaque élément puis refabriqué dans un atelier de Roman sur Isère, en fonte, en bois, en fer selon les pièces. La roue peut fonctionner. Elle est aujourd’hui volontairement bloquée car le plancher n’est pas tout à fait terminé et le public ne peut pas entrer.

Les abords - Outre l’aspect patrimonial du moulin, le site est entouré d’une châtaigneraie entretenue par l’association. Des animations s’y déroulent dans le cadre du Festival nature. Il peut également accueillir des petits spectacles.

Parking - Il est possible en longueur au bord de la route, un bas côté suffisamment large le permet.

Les questions des membres de l’association :

1/ La question d’une éventuelle intégration à l’écomusée du mont Lozère :
Les membres de l’association serait plutôt partants pour s’insérer dans le schéma d’interprétation du PNC mais souhaitent d’abord savoir à quoi cela les engageraient.

1.2 / Á quel niveau de responsabilité l’association se situe-t-elle vis-à-vis du public ?
Actuellement, l’association est affiliée à l’ALAM (Ass Lozérienne des Amis des Moulins) eux-mêmes rattachés à une fédération nationale. Celle-ci assure l’association du moulin de Bonijol pour les chantiers, a une responsabilité civile couvrant les activités.

2/ Á quel niveau d’engagement se situe le PNC ?
* Le « système écomusée » du PNC est aujourd’hui en cours d’évolution et vise à une redéfinition et l’homogénéisation du schéma général. Il s’agit essentiellement de réciprocité : Le Parc a besoin des sites remarquables pour valoriser son engagement vers la préservation des patrimoines et les gestionnaires de ces sites ont besoin du parc pour bénéficier de son image, de son partenariat à divers niveaux.
A l’heure actuelle :
* L’appartenance à l’écomusée devra garantir au visiteur une offre de qualité, tant par les aspects « physiques » (paysage, architecture…) que par les contenus du discours véhiculé, sous diverses formes, après validation du conseil scientifique.

* Une aide financière pourra être apportée au projet par le PNC selon ses modalités habituelles d’intervention.

* Un conseil et un appui technique en cas de besoin signalétique.

* Un accompagnement dans la mise en œuvre de projets d’animations, qu’elles soient pour le tout public (festival nature) ou pour un public de scolaires dans le cadre de projets pédagogiques mis en place par le service éducatif du PNC, en lien avec l’Education Nationale.

* Une place dans le système de communication (site internet du PNC, dépliant « écomusée du mont Lozère », future plate forme numérique reprenant toute l’offre randonnée et interprétation du PNC).

Le moulin Bonijol n’est pas un lieu habité, ni gardé ; C’est un site aux dimensions modestes. Il y a plusieurs pistes de réflexion possibles :

* Ouvrir l’accès au site sur une période ponctuelle annoncée, avec des heures d’ouverture ? Les visiteurs auraient alors un feuillet d’interprétation en main pour être guidés dans la visite. Distributeur discret à l’entrée du même type que ceux déjà en place sur d’autres sentiers de l’écomusée (château du Tournel, les Pradilhous etc). Ou diffusion dans les OT, Maisons du Parc et musée du mont Lozère.

* Créer une petite boucle « sentier d’interprétation » dont le moulin serait une étape ? Un PR passe déjà près du site et pourrait être partiellement utilisé. Une boucle de sentier d’interprétation est courte, de l’ordre de 1 à 3 km. Plusieurs points de lecture clés seraient alors définis (moulin particulier, éloigné de toute rivière et tout ce qui a trait à l’eau – Châtaigneraie – Berceau du renouveau de la Pierre Sèche (Figeirolles)- Système remarquable de bornage de parcelles (un très long mur en très bon état descend dans le sens de la pente sur plusieurs centaines de mètres) – Flore – Vie de la mare (de la gourgue) etc- --)

* Le fait de s’appuyer sur un sentier balisé existant est intéressant en terme d’entretien du chemin et du balisage.

* Outre l’accès du public en autonomie, donner une valeur ajoutée à la visite certains jours où il y aurait quelqu’un pour guider ?

* Poursuivre la programmation d’animations in situ. Le site est mi bâti, mi ouvert. Même si le moulin est en lui-même un tout petit bâtiment, il faut savoir qu’un second moulin est situé quelques dizaines de mètres en contrebas et pourrait un jour faire l’objet d’une valorisation commune. L’ensemble du site offre une belle diversité d’opportunités d’animations culturelles ou naturalistes.

* Le Parc national dispose d’un autre petit moulin dans son écomusée : celui de Mas Camargue. Les deux sites diffèrent cependant assez fortement d’un point de vue paysager, chacun ayant sa valeur qualitative et sa propre histoire sociale.